Press: OUEST FRANCE-entreprises.fr about Nadine Barbier

 

At NAOS Marketing, we are very proud to share an article published in a French newspaper this morning.

Section “Economie au féminin” of OUEST FRANCE-entreprises.fr on October, 21st 2015. Here is the text (in French!)

of_entreprises_logo

Nadine Barbier, fondatrice de NAOS Marketing, a grandi en Algérie, a passé 30 ans en Bretagne, pour finalement entreprendre en Egypte. Rencontre avec une business woman qui n’a pas peur des challenges.

Credit: Pauline Beugnies

Le goût du large et du risque

« De la fenêtre de mon bureau, je vois le Nil et les pyramides! c’est une récompense d’être ici ». L’Egypte, Nadine Barbier, 64 ans, en a longtemps rêvé avant de pouvoir s’y installer « j’ai vécu en Afrique du Nord lors de mon adolescence. Depuis toute petite l’histoire des pharaons m’a toujours fasciné » se rappelle la chef d’entreprise.

Passée par les bancs d’HEC, Nadine Barbier s’oriente rapidement dans l’enseignement en début de carrière. Elle rejoint la Bretagne, région qu’elle ne quittera plus pendant 30 ans. Elle y dirige notamment les Masters Spécialisés de l’école de commerce de Rennes. Ses cours l’emmènent alors aux quatre coins du monde: Liban, Palestine, Jordanie, Soudan… Partie au Caire en 2004 dans le cadre d’un projet européen d’aide aux exportateurs égyptiens, cette « bretonne de cœur » comme elle aime se décrire, crée à plus de 50 ans Naos Marketing fin 2007. Son entreprise, un cabinet de conseil d’études de marché auprès d’entreprises françaises, gère aujourd’hui un centre d’appels de 1250 salariés. Devenu une référence, il compte parmi ses clients l’un des trois plus grands opérateurs de téléphonie mobile égyptien. «Mais tout n’a pas été rose» souligne la dirigeante.

Car sur les bords du Nil, la chef d’entreprise navigue souvent en eaux troubles. En 2011 arrive le printemps arabe et ses conséquences. 3 ans plus tôt, c’est la crise financière qui secoue l’économie mondiale. Naos Marketing n’y échappe pas et perd une grande partie de ses clients français. Une crise qui l’oblige alors à réorienter son activité vers le marché local. «J’ai dû partir à la recherche de clients égyptiens, ce qui m’a pris un certain temps. A cette époque je n’ai gardé que 2 personnes dans l’entreprise.» Convaincue du potentiel égyptien, Nadine Barbier s’accroche, et travaille sans relâche pour s’imposer.

Lire aussi. Nés à l’Ouest, ils entreprennent dans le monde

Conjuguer culture et humanisme

Et une femme, blonde, à la tête d’une entreprise, cela a de quoi en faire sourciller plus d’un sur le sol égyptien « Bien sûr ça n’a pas été tous les jours facile, mais je m’efforce de mettre en avant compétence et professionnalisme. Qualité est mon mot d’ordre ». Aujourd’hui à 64 ans l’entrepreneuse est en passe de gagner son pari « A partir de rien, j’ai créé ce contact-center qui n’était ni le plus grand ni le plus ancien…jamais je n’aurai pensé que l’entreprise prendrait une telle ampleur, avec plus de 1000 salariés au compteur». Femme de conviction, cette mère de famille de 3 enfants s’emploie à rassembler managers et collaborateurs autour de valeurs qui lui sont chères. « J’essaie de respecter la parité aussi bien hommes-femmes que religieuse. Les chrétiens d’Orient représentent près de 12% de la population en Egypte, à Naos ils sont bien représentés. C’est important car ces personnes sont bien souvent victimes de discrimination. »

Aujourd’hui à l’heure où certains partent en retraite, la dynamique chef d’entreprise, multiplie les projets. « Nous avons ouvert à Barcelone un nouveau centre d’appel et lançons une filiale: Naos Factory, ici, au Caire ». Un hôtel d’entreprises pour les sociétés françaises qui veulent s’implanter en Egypte sans se soucier de tracas administratifs. « Ce pays représente 90 millions d’habitants, c’est un vaste marché qui n’est pas encore mûr dans de nombreux domaines. Il y a énormément d’opportunités pour les entreprises françaises ». Quant à l’après-Naos Marketing? Nadine Barbier l’envisage d’ici quatre à cinq ans et…en Bretagne, « Après les bords du Nil, je rêve de retrouver un bord mer ».

Christelle BODIN.